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Le climat d'optimisme créé autour d'Obama ne risque t-il pas de placer le niveau d'exigence trop haut ?
LE EXCES
L'investiture mardi de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, suscite d'immenses espoirs dans son pays et à travers le monde.
Visionnaire, d’une culture hors du commun, représente le rêve américain, l’espoir insensé, le maître du monde.
Devenu presque un messie, un mythe, une icône ; on parle même de sacré…

Il va être confronté à trois problèmes majeurs :
- La plus grave crise économique de l'Histoire.
- Son pays aux prises avec deux guerres, en Irak et en Afghanistan
- Conflit au moyen Orient

Et d'autres mettent un bémol :
le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a estimé que "l'effet Obama" pourrait peut être écourter la récession économique globale, si son équipe parvient à "générer la confiance".
Angela Merkel, a estimé"qu'un pays ne peut résoudre seul les problèmes du monde"; elle souhaite à Barack Obama "habileté et bonne fortune" pour remettre sur pied l'économie américaine.
La palme revient au premier ministre russe, Vladimir Poutine a lui exprimé son scepticisme, se disant "profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent de grands espoirs".

La prestation de serment
C’est Bernard Kouchner qui me semble tenir des propos frappés par le bon sens :
« Barack Obama bénéficie d'un "état de grâce mondial" . Il aura une tâche immense, même si ses mérites sont immenses" et "je crois qu'il ne faut pas attendre de lui, tout de suite, qu'il résolve tous les problèmes de l'Amérique, ni accessoirement les nôtres",
Et il n'a pas de "baguette magique", souligne le ministre français des Affaires étrangères. »