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Aimé Césaire


Aimé CESAIRE
Prince de la Négritude
avec Léopold Sédar Senghor
et Léon Gontran Damas






                   




« La culture, c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable ».

                                                              
Aimé Césaire




        



Léon-Gontran Damas lui avait dédié ce poême  intitulé" SOLDE "

         Solde

J'ai l'impression d'être ridicule
Dans leurs souliers
Dans leurs smoking
Dans leur plastron
Dans leur faux-col
Dans leur monocle
Dans leur melon

J'ai l'impression d'être ridicule
Avec mes orteils qui ne sont pas faits
Pour transpirer du matin jusqu'au soir qui déshabille
Avec l'emmaillotage qui m'affaiblit les membres
Et enlève à mon corps sa beauté de cache-sexe

J'ai l'impression d'être ridicule 
avec mon cou en cheminée d'usine
avec ces maux de tête qui cessent
chaque fois que je salue quelqu'un

J'ai l'impression d'être ridicule
dans leurs salons
dans leurs manières
dans leurs courbettes
dans leur multiple besoin de singeries

J'ai l'impression d'être ridicule
avec tout ce qu'ils racontent
jusqu'à ce qu'ils vous servent l'après-midi
un peu d'eau chaude
et des gâteaux enrhumés

J'ai l'impression d'être ridicule
avec les théories qu'ils assaisonnent
au goût de leurs besoins
de leurs passions
de leurs instincts ouverts la nuit
en forme de paillasson

J'ai l'impression d'être ridicule
parmi eux complice
parmi eux souteneur
parmi eux égorgeur
les mains effroyablement rouges
du sang de leur ci-vi-li-sa-tion »
 

(Recueil «Pigments Névralgies )





            
                
  

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T
Leopold Sedar Senghor appartient plus a l'humanite qu'a Afrique ou au Senegal.Comme tous les grands poetes de l'humanite et le notre-Mihail Eminesco-poete romantique,aborde les grands themes universels.<br /> LS Senghor <br /> Quand je serai mort,mes amis,couchez -moi sous Joal-Ombreuse<br /> Sous la colline au bord du Mamanguedy,pres l'oreille du sanctuaire des Serpentes....<br /> <br /> <br /> M Eminesco<br /> <br /> Je n'ai qu'un seul desir<br /> Sous le couchant d'ether<br /> Qu'on me laisse mourir<br /> Pres du bord de la mer<br /> Que mon sommeil soit doux<br /> Et le vieux bois voisin,<br /> Que mon ciel soit serein<br /> Dessus les eaux partout.....
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M
Je vais sans doute me servir de ce poème pour répondre chaque fois que l'on me demande pourquoi je ne sculpte que des noires... et que je trouve la question incongrue ! Toute la réponse y est comprise, il n'y manque que l'éloge du corps noir, du balancement naturel des femmes parce qu'elles cherchent l'équilibre des charges qu'elles portent dans leur déambulation dansante, de la longueur de leurs membres parce qu'elles sont ainsi moins loin pour tendre la main. La chanson de Julien Clerc conviendrait bien aussi : "Voilà peut-être pourquoi, mon amour, certans soirs, il me plait d'être un peu noir..."<br /> Bisous<br /> (Il existe un très beau film sur le Mali....)
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K
comme c'est beau, si bien dit... encore un "grand" qui part.
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F
Nègre je suis et Nègre je resterai. Il y avait dans cette idée l’idée d’une spécificité africaine, d’une spécificité noire...<br /> As tu lu le recueil?<br /> Tendresse, Flo
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E
en afrique , on dit que lorsque un ancien quitte ce monde , c'est une bibliothèque qui s'en va ...<br /> Heureusement la poésie de Césaire et de ses compagnons de mots nous restera.
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